L’été tire à sa fin, il est grand temps de « couler » le sol de l’atelier. Le mélange, résultat des tests réalisés en amont : terre locale (argileuse) détrempée, sable et paille hachée en égales proportions volumiques, plus ajustement en eau pour une consistance homogène, réalisé en bétonnière. Mais comme ça ne coule pas vraiment, on le sort à la main et c’est physique ! Ce mélange est dense, tabernacle !
Pour la mise en place (10 cm d’épaisseur), des règles mises à niveau comme guides, un râteau pour aplatir les plots de mélange, une grande règle pour égaliser, truelle et taloche pour aplanir et préparer le lissage et platoir pour lisser. Un coup de main est à acquérir pour cette dernière étape en particulier.
Le temps du séchage est venu et ce temps est certain (2 mois minimum). L’atelier doit donc rester aéré, il est de ce fait prudent d’empêcher quelque acrobate à moustache de jouer les aventuriers (dès le 1er soir, le coquin), ou autres petits curieux désireux de laisser leur empreinte à la postérité. Un grillage à poules devrait faire l’affaire. L’avantage d’un séchage long : on peut faire des retouches…



